Une nouvelle approche du Risk Management

February 6, 2017

Risques,incidents, continuité d’activités !... Voilà des mots qui sonnent souvent mal, tant pour les managers que pour les actionnaires des entreprises. Certains y voient une contrainte ennuyeuse et non productive, d’autres pensent que le Risk Management ne sert à rien et préfèrent voir les opportunités de croissance, d’autres enfin considèrent qu’ils n’ont pas le choix et qu’ils doivent s’y plier, le code de bonne gouvernance et les attendus réglementaires leur forçant la main…

 

Nous pouvons aussi, et c’est notre parti pris, considérer le Risk Management comme une activité clé, porteuse d’amélioration et d’efficacité. C’est en effet une des rares activités qui touche l’organisation de manière transversale et qui permet de faire travailler ensemble toutes les composantes de l’entreprise. Pour nous, il est une des solutions pour recentrer les collaborateurs vers les objectifs de leur compagnie, le premier d’entre eux étant de durer et de faire des résultats…

 

Le Risk Management se décompose en quatre phases qui forment un cercle vertueux pour assurer une amélioration continue et durable des activités.

 

1) Tout d’abord, il faut définir ensemble comment il sera réalisé : instances de gouvernance (Comité de suivi des risques, réunion mensuelle du management, autres réunions spécifiques), création du registre des risques avec définition des bornes de probabilité et d’impact, implémentation de documents simples de suivi et de reporting à destination du Board, du Top Management, et de l’ensemble des salariés (un actionnaire ou un Top Manager ne lira jamais un registre des risques … il faut donc être pertinent pour synthétiser en étant le plus clair et exhaustif possible sans être fatigant… tout l’art d’un bon Risk Manager en somme).

 

2) Puis, le travail de recensement se fait. La meilleure méthode est de travailler sur les processus clés de la compagnie et d’identifier les risques associés, les contrôles déjà mis en place en jugeant de leur efficacité, et d’obtenir ainsi les risques résiduels majeurs. Un point d’attention important, les managers ne savent pas forcément comment le travail est réellement fait, il faut donc rencontrer les acteurs réels des processus car ce sont eux qui connaissent le mieux leur travail.

 

3) Commence alors le travail d’identification de plans d’action pour mitiger les risques résiduels. Ceux-ci peuvent être la redéfinition complète d’un processus, la création de nouveaux contrôles, la formation des collaborateurs, la création d’un Plan de Continuité d’Activités pour les risques très rares mais à fort impact, ou la mise en place d’assurances… L’idée ici est d’être imaginatif et réaliste (mieux vaut commencer petit et finir que rêver grand et ajouter d’autres risques…).

 

4) Enfin, tout ceci doit être suivi dans le temps, via des revues régulières du registre des risques, des contrôles, des plans d’action (un des enjeux principaux étant de vérifier que les plans d’action soient réellement mis en œuvre sur le terrain…).

 

Pour conclure, le Risk Management représente donc un vrai plus, surtout dans la période de ralentissement de l’économie que nous vivons aujourd’hui. S’il est fait à temps et correctement, il permet de se repositionner, de réfléchir autrement et d’assurer souvent la pérennité de nos compagnies.

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